Créé en 1951 le Prytanée Militaire de Kadiogo (PMK) est implanté dans la capitale OUAGADOUGOU, puis il a changé d’appellation pendant la période révolutionnaire (1984) pour devenir l’Ecole des Cadets de la Révolution. En 1992 il a repris sa dénomination initiale et a été implanté sur le Camp Baangré situé à 18 Km au Nord Ouest de Ouagadougou. Il est commandé depuis 2004 par le Colonel HIEN WINKOUN Stanislas. Cet établissement secondaire à vocation régionale compte aujourd’hui 322 élèves dont 75 sont issus des pays voisins : Mali, Niger, Togo, Bénin, Sénégal, Guinée Conakry, Tchad, RCA. La féminisation est également à l’ordre du jour au prytanée, car la rentrée 2007-2008 a vu pour la première fois l’admission de 23 jeunes filles en classe de sixième. L’année scolaire 2008/2009 verra également 25 jeunes filles intégrer cet établissement.
Le 31 mai 2008, au Camp Baangré, sous la présidence de Monsieur Boly, Ministre de la Défense et en présence des hautes autorités civiles et militaires nationales et sous-régionales, mais également des familles des élèves s’est déroulée la cérémonie de fin d’année. Une remise de prix tant attendue récompensait les élèves les plus méritants des deux cycles. Le prix de l’Association ‘’Frères d’Armes’’ a été remis par le Colonel Philippes GUSSE, Attaché de défense et chef de la Mission de Coopération Militaire et de Défense, à l’élève GANSONRE Abdel Aziz en classe de terminale.
Attribution du prix Frères d'armes au CID
La 15ème promotion du Collège Interarmées de Défense a terminé sa scolarité le 23 juin 2008. Leurs diplômes ont été remis aux stagiaires lors d’une prise d’armes présidée par le général d’armée Georgelin, Chef d’Etat-major des Armées. Une brillante réception a eu lieu ensuite au cours de laquelle des prix ont été décernés aux stagiaires dont les travaux ont été particulièrement remarqués. Selon une tradition bien établie maintenant, l’association Frères d’Armes a voulu récompenser un stagiaire étranger et c’est le Lieutenant colonel Kock (Armée de l’air /Afrique du Sud) qui a reçu le prix Frères d’Armes pour son article intitulé : « Peut-on assurer la sécurité nationale de l’Etat africain par le seul moyen militaire ? Le besoin de sécurité humaine »
Après avoir rappelé que les démocraties occidentales ont développé des politiques de sécurité nationale au-delà des pensées traditionnelles de sécurité liées aux seuls moyens militaires, l’auteur précise que la sécurité nationale des pays industrialisés contient des volets tels que l’économie, la sécurité sociale et humanitaire. Elle expose ensuite la sécurité humaine, concept assez récent qui place l’individu plutôt que l’Etat au centre des études de sécurité. Puis, elle s’attache à rappeler l’insécurité africaine et le programme de sécurité humaine dont s’est emparée l’Union africaine (UA). En conclusion, le lcl Kock précise que la sécurité humaine ne remplace pas la sécurité (militaire) traditionnelle mais la complète parfaitement. Les photos jointes illustrent la remise de ce prix.